Replit largue Anthropic : le PDG affirme que « ChatGPT est meilleur maintenant », des initiés démentent Intelligence artificielle (IA)
Publié le 18/10/2026

Replit largue Anthropic : le PDG affirme que « ChatGPT est meilleur maintenant », des initiés démentent

Le partenariat entre Replit et Anthropic, autrefois présenté comme un mariage parfait de la programmation assistée par IA, est officiellement terminé — du moins selon Replit. Sur la scène de TechCrunch Disrupt, le jeudi 16 octobre 2026, le PDG et cofondateur Amjad Masad a déclaré que son entreprise ne travaille plus avec le laboratoire d'IA.

Coût, partenariat et performance

Interrogé sur le partenariat OpenAI annoncé par Replit en août 2026, Masad a été direct : la bascule s'explique par « le coût, le partenariat et la performance ». Il a ajouté que les modèles Sol et Astra d'OpenAI surpassent systématiquement Claude sur les benchmarks internes de Replit (dont le public VBench) pour générer des applications « vibe-coded » à partir de zéro. « Je pense que ChatGPT est meilleur maintenant », a-t-il résumé.

Une rupture… contestée

Mais l'annonce n'a pas tardé à être nuancée. Des personnes proches du partenariat, citées par TechCrunch sous couvert d'anonymat, affirment que l'accord serait toujours en vigueur. Et les preuves publiques ne manquent pas : fin septembre encore, un article de blog de Replit citait Claude Fable 5 et Claude Fable 5.1 comme modèles en production dans Replit Agent, tandis qu'un employé vantait sur X les capacités du modèle phare Opus 5.5. Replit n'avait jamais laissé entendre publiquement que la relation avec Anthropic était rompue.

Des enjeux financiers majeurs

Le divorce — réel ou revendiqué — n'est pas anodin. Replit, la plateforme de développement cloud prisée des fondateurs de startups, aurait été l'un des cinq plus gros clients d'Anthropic. Sur scène, Masad a aussi révélé que les contrats entreprise représentent désormais 15 % des revenus de Replit (contre 2 % l'an dernier) et que le B2B dépasse la moitié du chiffre d'affaires total.

Notre avis

Au-delà du feuilleton, cette affaire illustre la volatilité des alliances dans l'IA générative : les partenariats se font et se défont au rythme des benchmarks. Le démenti des initiés laisse toutefois planer un doute embarrassant : soit la rupture est fraîche et mal coordonnée, soit le PDG a pris des libertés avec la réalité sur scène. Dans les deux cas, cela en dit long sur la pression concurrentielle entre les laboratoires — et sur la place désormais centrale des fournisseurs de modèles dans l'économie du « vibe coding ».