Google lance Nano Banana 2.1 : images 4K, édition plus fine et tarifs divisés par deux Intelligence artificielle (IA)
Publié le 07/10/2026

Google lance Nano Banana 2.1 : images 4K, édition plus fine et tarifs divisés par deux

La banane la plus célèbre de la tech a encore mûri. Google a déployé le 6 octobre 2026 la version 2.1 de Nano Banana, son modèle de génération et d'édition d'images par IA, désormais disponible en version stable. Au menu : des rendus jusqu'en 4K, une meilleure cohérence visuelle d'une retouche à l'autre, et une facture divisée par deux pour les développeurs. Le déploiement est en cours dans l'application Gemini, le mode IA de la recherche Google, Google Ads ainsi que les outils pour développeurs (AI Studio, Flow, Stitch et la plateforme Enterprise).

Du 4K et de la cohérence en masse

Selon la documentation officielle de Google, Nano Banana 2.1 prend en charge les résolutions 1K, 2K et 4K sur des formats allant jusqu'au 8:1 ultra-panoramique, avec des artefacts de mosaïque corrigés sur les très grands formats. Le modèle accepte en entrée du texte, des images, des vidéos et des PDF, et peut travailler sur jusqu'à 14 images de référence à la fois pour fusionner et composer des visuels.

  • Cohérence des sujets : jusqu'à 4 personnages suivis avec fidélité et 10 objets reconnus à travers plusieurs cycles d'édition — fini le personnage qui change de visage à chaque retouche.
  • Ancrage sur la recherche : le modèle peut vérifier des détails du monde réel via la recherche Google (texte et images) avant de générer, un atout pour les sujets factuels.
  • Rendu du texte amélioré : l'un des points faibles historiques des modèles d'image, avec une meilleure fidélité aux instructions et à la qualité visuelle.
  • Réflexion ajustable : les développeurs peuvent régler le niveau de « thinking » (temps de calcul) avant génération et joindre des identifiants de contenu C2PA pour la traçabilité.

Dans les tests internes publiés par Google, le modèle atteint 1 050 points ELO en préférence texte-vers-image, contre 990 pour Nano Banana 2 et 935 pour Nano Banana Pro — des chiffres maison, donc à prendre avec recul.

Moitié prix pour les développeurs

La nouvelle la plus marquante pour les créateurs d'applications concerne les tarifs API : 30 $ par million de tokens image, contre 60 $ pour la génération précédente. Concrètement, une image 1K coûte désormais 0,0336 $ (contre 0,067 $) et une image 4K 0,0756 $ (contre 0,151 $). Les traitements par lots bénéficient d'une remise supplémentaire de 50 %, ce qui ramène une image 1K à environ 1,7 centime.

Un calendrier de migration serré

Google presse le pas : le modèle précédent (Gemini 3.1 Flash Image, nom de produit Nano Banana 2) est déjà sur la liste des modèles dépréciés, avec une fermeture dès le 29 octobre 2026 comme date la plus proche. Les équipes qui l'utilisent ont donc quelques semaines pour tester la migration vers 2.1.

Notre avis

Google joue ici sur les deux tableaux : rattraper la concurrence sur la qualité (4K, cohérence, ancrage) tout en cassant les prix pour verrouiller les développeurs dans son écosystème avant que l'ancien modèle ne s'éteigne. La vraie nouveauté n'est pas tant la résolution que la cohérence multi-éditions — c'est ce qui transforme un générateur d'images en véritable outil de production. Reste à voir si les tests indépendants confirmeront les scores ELO maison. Et avec la 4K à moins de 8 centimes l'image, la barre pour justifier des coûts d'inférence élevés vient de baisser pour tout le monde.